Une thèse en contrat CIFRE au CMTRA
Afin de soutenir le travail de L'ethnopôle Musiques, territoires, interculturalités

Photo extraite du carnet de voyage à Salvador de Bahia de l'artiste Fabien Pinaroli, 2024
Avec la volonté de renforcer son activité de recherche, le CMTRA a mis en place un contrat CIFRE qui lui permet d’accueillir la doctorante en sociologie-anthropologie Nayeli Palomo.
L’Ethnopôle consolide ainsi sa relation avec l’université Lumière Lyon 2 (LARHA) et s’ouvre à de nouvelles collaborations. En s’inscrivant dans la continuité de l’approche sensible engagée autour de l’émotion musicale, Nayeli s’attellera, au cours des trois années à venir, à son projet de thèse intitulé Sentir-penser les oppressions : une recherche-action participative sur les VHSS dans la pratique de la capoeira angola en Auvergne-Rhône-Alpes.
Sous la direction d’Anthony Pecqueux (CMW) et Rachel Thomas (Le Cresson), cette étude qui, prétend développer du savoir scientifique relatif à la manière dont le corps et l’émotion peuvent produire de l’action politique, cherchera à créer avec les capoeiristes du GCAC une production sonore collective pouvant relayer les connaissances relatives à la lutte contre les Violences et les Harcèlements Sexistes et Sexuels (VHSS) à d’autres groupes de musique et de danse traditionnelle (mais pas que).
Ce travail qui se questionnera sur le rôle que l’univers du sensible joue dans la construction de savoir se réclame de la recherche-action participative. Il aura pour enjeux d’aborder les pratiques de chant et de danse traditionnelles comme des formes de savoir somatique qui permettent d’envisager différemment le vivre-ensemble, de contribuer à la réflexion sur les formes d’héritage possibles de pratiques traditionnelles, tout en explorant les possibilités d’une co-création sonore qui articule sensoriel et analyse.