Hommage à Marc Robine
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
La où tout l'monde ça s'met ensemble et où ça chante
de belles chansons
Là ou les bancs ça s'met en rond et puis ça joue jusqu'au matin
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
Une belle place dans le ciel
et tout son temps pour faire l'amour
Là où y'a pas de malfaisants, là ou y'a pas de cœurs cassés
Là ou tout l'monde ça s'met ensemble et où ça joue toute
la nuit
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
La où tout l'monde ça s'met ensemble et où ça chante
de belles chansons
Là ou les bancs ça s'met en rond et puis ça joue jusqu'au matin
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
Une belle place dans le ciel
et tout son temps pour faire l'amour
Là où y'a pas de malfaisants, là ou y'a pas de cœurs cassés
Là ou tout l'monde ça s'met ensemble et où ça joue toute
la nuit
Quand j'va mourir, moi, j'veux aller dans l'paradis
des musiciens
Marc Robine est mort ce 26 août 2003.
Cette chanson, "le paradis des musiciens", il l'a chantée partout en Europe, et enregistrée en 1998 sur son album "Exil", le huitième de dix.
Il a dédié sa vie à la chanson, qu'elle soit française, traditionnelle, ou les deux ou trois, sans distinction de chapelle, tissant inlassablement des liens entre les genres et les gens, et nous faisant partager son amour et sa très grande connaissance de cette forme d'art qu'est la chanson.
De ses premières amours musicales, souvenons-nous de sa participation aux expériences initiales et fondatrices de ce qui allait devenir le "mouvement folk", notamment au sein du tout jeune groupe "Perlinpinpin folc", et surtout sa passion pour le dulcimer, instrument pour lequel il compose et auquel il consacre deux albums.
De sa discographie, retenons ses hommages à Gaston Couté, ses emprunts à Louis Aragon, Mort Shuman, Michel Bülher et tant d'autres, et bien sûr ses propres chansons, servies par sa voix chaleureuse.
De son parcours de journaliste, notons sa collaboration, dès sa création, à la revue "Chorus-Les Cahiers de la Chanson" et son art de poser les bonnes questions.
De sa bibliographie, relisons ses livres sur Georges Brassens, Jacques Brel, Francis Cabrel, Julien Clerc, et pour les amoureux de chanson traditionnelle, l'exceptionnelle "Anthologie de la Chanson française traditionnelle".
Cette mine inépuisable de 300 chansons, son choix parmi des milliers, accompagnée de quatorze CD, est riche de ses commentaires et informations sur les sources.
Pour cette aventure qui dura trois ans, il a su réunir autour de lui des amies et des compagnons souvent éparpillés par la vie qui partagent ce même amour du chanté.
Chaque fois que nous choisirons une chanson dans cet ouvrage, nous penserons à Marc, le "petit chansonnier" modestement autoproclamé dans son disque "Ruelles" en 1976.
À propos du "paradis des musiciens", Marc nous laisse ces quelques lignes :
"Une chanson du cajun Belton Richard, rapportée de Louisiane, au début des années 70, par mon vieil ami Claude Lefebvre : l'un des meilleurs guitaristes qui soient ; doublé - ce qui ne gâte rien - d'une formidable sensibilité de chanteur. Impossible de la chanter sans penser à tous les copains musiciens qui s'en sont allés, au fil des ans... et tout particulièrement Alex Campbell et Hamish Imlach, avec qui je l'ai si souvent jouée. Impossible, aussi, de ne pas penser à Danielle Messia, à qui Claude l'avait également apprise." Marc, nous suivrons ton conseil.
E.G. et J.B.
La biographie, la discographie, et la bibliographie de Marc Robine à l'adresse suivante :
[http://ourworld.compuserve.com/homepages/seandaly/marc.htm->http://ourworld.compuserve.com/homepages/seandaly/marc.htm]